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Contenu.Renaître de ses cendres ...En Midi-Pyrénées
Les MJC et l’insertion économique MJC Prévert à ToulouseTout a fini et tout a commencé le 21 septembre 2001 à 10h20. Ce jour là une énorme déflagration détruisait la MJC Jacques Prévert. L’usine AZF située à 800 m à vol d’oiseau de là venait d’exploser. Le 22 septembre ce qui restait des 700 m2 de la MJC était rasé pour raison de sécurité ... Drôle de départ pour Philippe Duso qui prenait ses fonctions le 1er octobre. Quand je suis arrivé dans le quartier, j’avais l’impression que les immeubles avaient été bombardés témoigne-t-il. Mais il en fallait plus pour décourager l’équipe de bénévoles et d’animateurs. Ils allaient se lancer un défi fou, faire en sorte que la MJC continue à vivre et à exister sur le quartier coûte que coûte. Il fallait occuper le terrain" précise la présidente Mireille Arnou qui avait tout juste pris le temps de mettre ses enfants à la campagne avant de venir aider les animateurs à accueillir les jeunes du quartier. Il ne fallait pas que les activités s’arrêtent Dès le 22 septembre des tentes et des mobil-home étaient réquisitionnés en urgence pour accueillir les enfants et les jeunes, les activités existantes étaient transférées dans d’autres structures de la ville : 12 adresses en tout. Pendant un an des navettes de bus ont assuré le transport des adhérents. Le camping ne dura pas, 3 semaines après l’explosion la mairie de Toulouse mettait à disposition de l’association un local situé près de l’incinérateur d’ordure de la ville. 100 m2 composés d’un bureau et d’une salle dans lesquels pouvaient avoir lieu des activités en petits groupes et, surtout les activités pour enfants. Une situation provisoire qui a duré un an. Le quartier se reconstruisant petit à petit, les responsables de la MJC décidèrent de s’installer dans des locaux commerciaux plus au cœur du quartier, 4 anciens magasins loués pour 3800 e par mois, une charge assumée par la MJC durant les 4 premiers mois. Puis la ville de Toulouse prit le relais, force était de reconnaître que l’équipe de la MJC avait fait ses preuves et réussi à se maintenir en vie au milieu des décombres ... De leur côté les MJC membres de la confédération avaient manifesté leur soutien en recueillant des fonds pour la reconstruction de la MJC Prévert. Une nouvelle MJC PrévertOn pouvait penser à la reconstruction d’une nouvelle MJC. Avant tout il était important de maintenir l’équipement, dans son secteur géographique pour ne pas s’éloigner des habitants. Un terrain municipal était disponible à 200 m de l’ancien emplacement de la MJC. C’est là que le nouvel équipement serait construit, entre la nouvelle église et la voie ferrée... Il fallait alors définir le cahier des charges qui servirait de base de travail à l’architecte de la Ville de Toulouse. Les animateurs ont été consultés pour faire part des besoins spécifiques à leur activité : des éviers pour les cours de peinture, des tapis pour le yoga, une salle équipée pour la danse, un local à part pour la poterie ... Parallèlement une enquête était menée auprès des adhérents qui ont ainsi pu faire part de leurs envies : des lieux communs pour se retrouver, un espace spécialement aménagé pour les jeunes ... d’une façon générale les habitants du quartier étaient très curieux et impatients de voir à quoi allait ressembler la nouvelle MJC. Le projet était finalisé le 26 mars 2004 mais les travaux n’ont commencé qu’en novembre de la même année pour s’achever un an plus tard en novembre 2005. La nouvelle MJC Prévert était inaugurée en janvier 2006. Au-delà de la reconstruction, une nouvelle organisationEn 4 ans et demi le contexte avait bien changé, des nouvelles habitudes de travail inter-associatif avaient été prises notamment avec le Centre social, l’association de chômeurs du quartier "Partage" et le Club de prévention notamment l’organisation de la fête de quartier en septembre et l’accompagnement à la scolarité (45 bénévoles et 2 animateurs accueillent 90 jeunes 4 soirs par semaine dans 3 lieux différents). En terme d’organisation cette renaissance a été l’occasion de mettre en place de nouvelles procédures, les salariés ont été formés à de nouveaux outils de gestion pour la comptabilité comme pour les adhérents. De nouveaux locaux, de nouvelles façons de travailler mais toujours un même esprit ... avec ses 650 adhérents retrouvés en 2006/2007 la MJC Jacques Prévert a de beaux jours devant elle ... et encore chapeau à toute l’équipe de salariés et de bénévoles ... Propos recueillis auprès de Philippe DUSO, directeur, et Mireille ARNOU, présidente Retour au début |
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