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Contenu.Réforme territoriale, compétences des collectivités Quels enjeux pour nos partenariats avec les Régions ?Quels enjeux pour nos partenariats avec les Régions ?
La Région est une institution politique relativement jeune. En effet, ce n’est qu’avec les premières lois de décentralisation de 1981/83 que les Régions deviendront des collectivités territoriales à part entière dotées d’un exécutif élu au suffrage universel direct. Cette évolution a été concomitante d’une démarche plus large de rationalisation et de territorialisation de l’action publique rendue nécessaire par la crise des ressources publiques et les problématiques sociales, urbaines, économiques à la fin des trente glorieuses. Ainsi les Régions se verront confier des responsabilités directes, mais souvent partielles, limitées et partagées. On distingue essentiellement :
Libre administration et clause de compétence généraleEn appui sur ce principe et comme les autres collectivités, elles seront aussi amenées à intervenir progressivement dans les domaines de la culture principalement à travers l’enseignement artistique, le soutien à la diffusion et à la création, et de façon plus libre et diverse encore, des sports, de la jeunesse, de la vie associative, de la sécurité, de la santé etc. Que ce soit pour les compétences obligatoires, comme les interventions facultatives, l’intervention de la Région se fait majoritairement à travers le cofinancement d’investissements en infrastructures. Des outils de contractualisation (contrat de plan Etat-Région devenus Contrats de projet, contrats territoriaux avec les départements, CUCS, etc.) sont mis en place pour programmer et réguler les partenariats entre les collectivités et avec l’Etat, voire avec d’autres acteurs (bailleurs, transporteurs, CAF,...). Une certaine contre-productivitéMalgré ces avancées on constate une certaine contre-productivité liée à des formes de lourdeurs, de superpositions, de saupoudrage consécutifs de l’imbrication des responsabilités, des financements, des acteurs, des inégalités spatiales et des ressources des collectivités, un manque d’ancrage et d’opérationnalité des services territoriaux. Dans les champs qui nous concernent par exemple les habitants, selon leur lieux de résidence, ne sont pas égaux devant la capacité et/ou la volonté de leur collectivité à mettre en place des réponses à leurs besoins en matière culturelle, de loisir, éducative, d’insertion, etc. Dans un contexte de fragilisation de la cohésion sociale chacun s’accordera sur la nécessité de réinterroger le rôle régalien de l’Etat et les règles de la décentralisation afin de clarifier la répartition des compétences. L’acte II de la décentralisationLes lois successives de 2002 à 2004 ont formalisé l’acte II de la décentralisation concrétisé principalement par :
Par ailleurs le gouvernement a mis en oeuvre la réforme de l’Etat (LOLF et la RGPP) qui impose indirectement une certaine transparence et un recadrage des interventions des collectivités. Au même moment des rapports de la Cour des Comptes pointent ce qui serait une gabegie induite par le mille feuille territorial ; Puis plus récemment les conclusions du Rapport Attali pour une libération de la croissance ont remis en question l’intérêt de préserver le niveau départemental. C’est sur ces bases que la commission Balladur a élaboré un projet de réforme territoriale qui couplée à la suppression de la taxe professionnelle pourrait modifier profondément les aspects suivants pour les Régions :
Cette reforme soulève aujourd’hui nombre de réactions du côté des élus départementaux et régionaux défendant leurs prérogatives, les spécificités de leur territoire et dénonçant un retour à la centralisation et une asphyxie des collectivités. Sans s’inclure dans la totalité du débat traversé forcément aussi par des considérations politiques, des intérêts locaux, il apparait clairement que nos partenariats pourraient être clairement bousculés, réduits et nos projets fragilisés. C’est aussi plus profondément la participation des citoyens qui pourrait être remise en cause. De plus la limitation aux communes et intercommunalités des compétences relatives à nos thématiques risque de renforcer des disparités territoriales alors que justement il s’agirait d’améliorer le rôle des Départements et Régions dans le soutien à l’innovation sociale, aux territoires fragiles, dans la coordination territoriale, la mise en synergie par les financements croisés. Autant d’aspects sur lesquels des acteurs tels que nos fédérations régionales sont des partenaires évidents et pertinents. En témoignent les quelques actions que nous présentons ci-après dans ce dossier Retour au début |
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