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Contenu.L’édito du présidentRelever les challenges d’un contexte délicat en faisant fructifier les dynamiques engagées pour entrer dans une phase de maturité et de concrétisation de nos ambitions :
« La CMJCF, doit être reconnue à juste titre comme l’un des principaux réseaux nationaux d’associations de jeunesse et d’éducation populaire implantées au coeur des territoires et un partenaire essentiel et incontournable des politiques publiques et des collectivités locales »
La période qui s’ouvre s’annonce délicate, pleine de risques, de défis et d’enjeux pour les réseaux nationaux et les associations tels que les nôtres. Plusieurs facteurs se conjuguent comme autant de changements de perspectives et de fragilisation de notre société :
Bref ! les questions du vivre ensemble et d’un « projet de société partagé » se reposent de façon cruciale. Et les valeurs que nous défendons autour de la citoyenneté, de la laïcité et de la promotion de l’homme, de son émancipation, du progrès social et d’un modernisme « éclairé » apparaissent plus encore essentielles et d’une grande actualité. Corollairement, les concepts, les méthodes, les objectifs de l’Education Populaire reprennent du sens, et les réponses, et les initiatives portées par nos mouvements sont plus que jamais nécessaires. Or force est de constater que les orientations gouvernementales dans les domaines qui nous concernent sont à la fois porteuses d’espoirs et d’inquiétudes. En effet, si une partie des propositions du Livre Vert pour la jeunesse, et des évolutions annoncées en matière de vie associative, de volontariat semblent aller dans le bon sens et rassurent, au moins du point de vue du discours et des ambitions, en revanche la méthode gouvernementale interroge : changements radicaux sans négociation préalable ; mode de concertation nationale qui laisse perplexe ; baisse déjà de 10% à 20% des subventions l’an passé et nouvelles réductions envisagées ; suspension de la pluriannualité du partenariat contractuel etc. Parallèlement, s’ajoutent d’autres réformes institutionnelles, fiscales en cours et une interprétation orthodoxe des directives européennes qui risquent de fragiliser plus encore nos équilibres économiques et /ou ceux des collectivités et de déstabiliser nos partenariats contractuels avec les pouvoirs publics. Ces éléments de contexte déterminent de fait les challenges importants que notre confédération doit relever avec l’arrivée de notre nouveau directeur général, Mustapha Boudjemai. Son parcours de responsabilité dans les domaines qui sont au coeur de nos métiers, de nos engagements et de nos objectifs tant pour le compte de réseaux associatifs qu’auprès des collectivités, devra lui permettre de nous apporter ce regard extérieur nécessaire pour accompagner nos changements et pour appréhender de façon plus fine l’attente et les contraintes de nos partenaires publics. Cependant, il me faut insister ici sur le fait que la réussite de ce pari, de ces tâches ne peut être laissée naïvement à la charge d’un seul homme, ou de la seule équipe confédérale, et notre principe confédéral induit que c’est bien ensemble que nous y arriverons, dans une coopération transversale, solidaire et permanente et à tous les niveaux. Au-delà de l’intérêt évident que nous avons de nous rencontrer, pour croiser nos idées, construire notre réflexion sociétale, nous avons le devoir de fonctionner en réseau pour mettre en oeuvre des synergies, mutualiser certains de nos moyens entre nos régions. Nous avons l’urgence de nous rassembler, de nous unir pour faire valoir l’intérêt de l’action de nos associations sur le terrain, pour défendre nos valeurs, faire entendre notre voix auprès des décideurs publics, dans nos villes, dans nos départements et régions ou à l’échelon national. Cela doit se traduire par une présence accrue, efficace et organisée dans les différents espaces de négociation, de concertation, de réflexion aux différents échelons territoriaux. Il nous faut aussi faire évoluer positivement et sans perdre notre âme, nos modèles économiques d’intervention, nos pratiques, et faire émerger et évoluer nos compétences pour développer nos projets associatifs. Après quinze ans d’existence, la confédération se doit de faire fructifier aujourd’hui les dynamiques qu’elle a engagées et d’entrer maintenant dans une phase de maturité et de concrétisation des ambitions du réseau. Le rappel de cette période m’amène à saluer ici le départ de Pierre Clouet dont le travail, la contribution importante ont permis la constitution, le développement et la reconnaissance de notre réseau à l’échelon national. Je vous laisse découvrir ce dernier numéro du J27 qui, au regard du contexte sociétal décrit plus haut est représentatif de la richesse du réseau, du sens de nos positionnements et de nos actions et en l’occurrence de l’intérêt de nos interventions et contributions sur une thématique telle que les sciences et techniques dans l’esprit de l’Education populaire. Retour au début |
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