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Contenu.De retour de ToursLes rencontres des réseaux AST et ERE (RASTERE 2009) : de l’éducation populaire avant tout.
Les 10 et 11 septembre 2009 ont eu lieu à l’IUT de Tours les 4èmes Rencontres de l’Animation Scientifique et Technique (AST) et de l’Education Relative à l’Environnement (ERE). Nous étions cinq représentants des MJC parmi les nombreux réseaux participants. Organisées par un collectif de structures, ces rencontres s’ouvraient pour la première fois au domaine de l’éducation à l’environnement sur le thème « Animateurs scientifiques, éducateurs à l’environnement : quelles actions pour quelles relations au monde ? » Des ateliers thématiques et un forum avec la présentation d’actions diverses, originales ont permis des échanges intéressants, la connaissance de nouveaux outils, le partage de problématiques etc. Une première table ronde réunissait Roland Gérard, codirecteur du réseau Ecole et Nature, Richard Emmanuel Eastes, président des « Atomes crochus » et Olivier Las Vergnas, président de L’AFA (Association Française d’Astronomie), pour des apports historiques de l’histoire sur les réseaux. La deuxième table ronde qui accueillait Elise Mouysset, directrice de Téla Botaniqua, et Yorghos Remvikos, vice-président de Vivagora nous a invités à nous poser la question de la complexité, des incertitudes et l’importance de l’affirmation de nos représentations et surtout de nos valeurs. Enfin, et comme une conclusion à ces deux journées fort intéressantes, la troisième table ronde posait clairement la question autour de laquelle les débats ont tourné : AST/ERE divergences, convergences complémentarités éducatives/pédagogiques. Si Dominique Cottereau, consultante en pédagogie de l’environnement a esquissé ces convergences, et complémentarité entre les deux réseaux, Alain Berestetsky, fondateur d’une des premières CCSTI (Fondation 93 à Montreuil) a préféré tenter de répondre à la question initiale : quelles actions pour quelles relations au monde ? S’il émettait des doutes sur la pertinence de la métaphore et l’interactivité dans nos pratiques pédagogiques, il nous invitait à « faire culture », c’est-à-dire à mettre au débat. « S’inscrire dans le réel, le comprendre et le rêver, s’initier à la complexité, devrait être le moteur de notre action d’éducateur, c’est-à-dire de mise en relation au monde, et d’homme ou de femme de culture, c’est-à-dire de problématisation du monde ». Il a poursuivi en insistant sur le partenariat avec des artistes, reconnaissant et recommandant par la même la spécificité de chacun. C’était une proposition que le militant d’éducation populaire que je suis attendait, alors que le terme éducation populaire n’avait pas été employé. Il m’a plu d’entendre cette mise en culture qui devrait être notre quotidien, que ce soit en sciences, en environnement, ou en danse, théâtre, etc. Il m’était confirmé d’un coup que les sciences ou l’environnement n’étaient pour nous qu’un prétexte à une pratique de citoyenneté active et responsable, un prétexte, avouons le, à intérêt certain et à fort potentiel. Jean Luc DARDAINE, Directeur de la MJC d’Ermont (95) Membre de la commission culture scientifique et technique Retour au début |
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